Le bois ne pollue pas, la façon dont on le brûle oui

Les habitudes ont la peau dure, y compris dans la cheminée. Depuis des années, les flambeurs allument leur cheminée avec tout ce qui leur tombe sous la main ; du papier journal, des emballages de yaourts, des cagettes de supermarché… Bref, tout ce qu’il y a de pire pour émettre de terribles particules fines (PM10, voire 2,5) à des kilomètres à la ronde.

En effet, ce qui pollue notre air, ce n'est pas le bois, c'est la façon dont il est brûlé. Faire un feu de cheminée responsable et non polluant relève donc de la motivation du flambeur et de la qualité de son matériel. Alors pour préserver la planète tout en continuant de se régaler d'une bonne flambée de bûches hivernales, à vous de jouer !


Il n’y a pas de secret ; si vous voulez limiter au maximum l’impact de votre chauffage au bois sur la qualité de l’air, il faut éviter tout matériau de récupération dont la combustion est bien souvent, en raison de l’encre et des traitements chimiques utilisés, extrêmement toxique. Notons au passage que le papier et le carton sont les deux combustibles qui rejettent le plus de polluants corrosifs et dangereux.

Une fois débarrassés de votre fâcheuse habitue à brûler votre feuille de chou préférée pour lancer la flambée, vous devez impérativement nourrir votre cheminée avec des bûches de bois sec présentant un taux d’humidité inférieur à 23% si vous voulez limiter l'émission des particules fines liées à une mauvaise combustion de votre bois humide.

Enfin, ne nous le cachons pas, les émissions de particules proviennent en grande majorité des vieilles cheminées traditionnelles à foyer ouvert. L’idéal est donc de remplacer ces systèmes par des appareils dernière génération à haute performance énergétique et bien plus respectueux de l’environnement*.

Bien entendu, je vous vois venir, l’air morose et triste, avec une question rhétorique dépitée sur le bord des lèvres : « Quel est l’intérêt de s’allumer un bon feu à l’apéro si on ne peut même pas voir les flammes ? ». Erreur. Vous oubliez les progrès formidables réalisés en matière de cheminées avec insert qui préservent la qualité de l’air tout en fournissant le spectacle pyrotechnique essentiel à votre salon.

Finalement, nous voilà rassurés ; un bois bien brûlé ne pollue pas. D’ailleurs, si nous regardons de plus près le cas des émissions de gaz à effet de serre, le bois est de très loin l’énergie la moins polluante (5 fois moins que le gaz).

Enfin, il ne faut pas oublier que, si votre bois est issu de forêts gérées de façon durable et responsable, le dioxyde de carbone dégagé par le bois est compensé par les  arbres replantés qui vont l’absorber.


 
Selon des estimations récentes, un foyer ouvert et un foyer fermé antérieur à 2002 émettent respectivement 97 et 91 kg de particules primaires par an, alors qu’un foyer fermé mis sur le marché après 2007 en émet 8 kg/an et un foyer fermé labellisé Flamme Verte 5 étoiles, 3 kg/an  Source : ADEME dans son avis Bois énergie et qualité de l’air.

1 commentaire

  • Merci pour ce mode d’emploi instructif, pertinent et rassurant !
    A bientôt pour ma commande

    LACROIX Eric

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